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Tatouage graffiti : du mur à la peau

Du graffiti new-yorkais aux tatouages d'aujourd'hui, découvrez comment cette culture est passée du mur à la peau.

Publié le

Par Erroll

Tatouage graffiti : du mur à la peau

Tatouage graffiti : du mur à la peau

Le graffiti et le tatouage se croisent assez naturellement quand on regarde le parcours de certains artistes.

À la base, le graffiti, c’est écrire son nom dans la ville. New York, fin des années 60, début 70. Des signatures simples au départ, puis très vite des styles, des lettres qui évoluent, des identités visuelles fortes.

Avec le temps, certains ne restent pas uniquement sur les murs. Ils dessinent, ils peignent, ils testent d’autres supports. Le tatouage fait partie de ces extensions.

Passer de la bombe à la machine change beaucoup de choses. La peau réagit, elle bouge, elle vieillit. On ne travaille pas de la même manière.

Mais le fond reste le même : le trait, le lettrage, le placement.

New York : les premières passerelles

À la fin des années 80, certains artistes de la scène graffiti new-yorkaise commencent à tatouer.

Richard Mirando, connu sous le nom de SEEN, fait partie de ceux qui ont marqué cette transition. Il ouvre son shop et développe un travail qui garde une influence directe du graffiti.

Des lieux comme Tuff City Styles deviennent aussi des points de rencontre entre graffiti, hip-hop et tatouage.

C’est dans ce type d’environnement que des artistes comme CES passent du mur à la peau en gardant leur identité.

Une évolution qui dépasse New York

En parallèle, la scène de Los Angeles joue un rôle important dans la diffusion du style.

Des artistes comme Mister Cartoon rendent ce mélange entre lettrage, culture hip-hop et tatouage visible à une échelle beaucoup plus large.

À partir de là, cette approche se retrouve un peu partout.

L’Europe et la France

En Europe, le mouvement évolue différemment. Les artistes ne copient pas, ils adaptent.

En France, la culture hip-hop est présente depuis les années 80. Le graffiti y est bien installé, et certains artistes passent naturellement vers le tatouage.

Fuzi est souvent cité comme un exemple de cette transition, avec une approche directe et marquée par son parcours dans la rue.

Caen et Calvanostra

À Caen, cette culture existe aussi depuis longtemps.

L’association AERO, fondée par Sane2, participe à faire vivre la scène graffiti localement depuis des années.

Au shop, plusieurs artistes viennent directement de cet univers.

Sane2, Venus, Kid Baz, Boris ont tous une pratique réelle du graffiti. Cela se ressent dans leur manière de travailler : le trait, le mouvement, la composition.

Le tatouage devient simplement un autre support.

Ce qu’il faut retenir

Le tatouage graffiti ne vient pas d’un seul endroit ni d’un seul moment.

Il s’est construit progressivement, à partir d’artistes qui ont déplacé leur pratique vers la peau.

Aujourd’hui, il continue d’évoluer, porté par des artistes qui viennent réellement de cette culture.

Si vous avez un projet dans cet univers, le plus simple reste d’en discuter directement avec un artiste.